Renesas a confirmé l'arrêt des composants LON. Pour tout propriétaire de parc tertiaire équipé d'automates LonWorks, la question n'est plus théorique. La technologie LonWorks repose sur le protocole LonTalk et un bus de terrain dont le réseau d'approvisionnement se tarit. Ce contenu pose une chronologie factuelle, les risques concrets pour votre GTB et les scénarios de migration comparés - avant de signer un devis.
LonWorks dans la GTB tertiaire : le protocole et les risques de son obsolescence
Qu'est-ce que LonWorks et le protocole LonTalk ?
LonWorks - pour Local Operating Network - désigne une architecture de bus de terrain conçue pour l'automatisation distribuée dans le bâtiment. Le protocole LonTalk, normalisé ISO/CEI 14908, gère la communication entre chaque nœud du réseau (source : norme ISO/CEI 14908, lonmark.fr). Chaque contrôleur embarque sa propre interface de traitement : l'intelligence est répartie, pas centralisée. Pour un comparatif détaillé avec les autres protocoles de GTB, BACnet, Modbus, KNX, le sujet est traité à part.
Qui a inventé LonWorks et pourquoi LON a dominé les années 2000 ?
Echelon Corporation a créé LonWorks au début des années 1990. Le Neuron Chip, puce propriétaire conçue avec Motorola, intégrait le protocole LonTalk directement dans le silicium de chaque nœud (source : lonmark.fr). Cette automatisation distribuée a séduit les intégrateurs GTB : chaque système fonctionnait sans dépendre d'un superviseur central. Les gammes TAC Xenta, le parc LON le plus répandu (Schneider), Sauter et Honeywell ont équipé des milliers de bâtiments tertiaires dans le monde entier.
LonWorks dans la GTB tertiaire : quel rôle dans le CVC et la régulation ?
Schéma d'une architecture LonWorks typique
Cliquez sur chaque composant pour comprendre son rôle et son statut
L'architecture LonWorks repose sur 3 couches hiérarchiques communicant via le protocole LonTalk sur bus TP/FT-10. Voici les composants types d'un bâtiment tertiaire encore sous LonWorks.
Cliquez sur un composant pour afficher ses caractéristiques
Sources : norme ISO 14908 (LonWorks/LonTalk), documentation Echelon/Adesto/Renesas, ASHRAE Guideline 13-2015 (systèmes de GTB)
Dans un bâtiment tertiaire, les automates LON régulent les boucles d'eau chaude et glacée, pilotent les CTA et gèrent l'éclairage ou le comptage. Le réseau de bus de terrain relie les contrôleurs de zone à la supervision via des routeurs LON. Ce périmètre couvre la gestion technique visée par les classes GTB et norme 52120. La GTB tertiaire LON reste fonctionnelle sur des centaines de sites - tant que la chaîne d'approvisionnement tient.
Raréfaction des pièces de rechange et des automates compatibles
Les automates LON ne sont plus produits par les fabricants historiques. Quand un fabricant cesse de produire un module, le marché secondaire (occasion, déstockage) devient la seule source. Les intégrateurs signalent des délais de 6 à 12 mois pour certains équipements LON (source : retours terrain intégrateurs, Reddit r/buildingautomation). Les pièces de rechange se raréfient. Le propriétaire qui attend une panne pour commander découvre que ses produits en fin de vie n'ont plus de source d'approvisionnement fiable.
Perte de compétences intégrateurs sur le protocole LON
Le nombre d'intégrateurs LON capables de programmer et maintenir un réseau LonWorks diminue chaque année. La fin du support technique par les éditeurs d'outils de développement accélère cette érosion. Le service de mise en route ou de dépannage repose sur un vivier de compétences LON en voie de disparition. Résultat : une dépendance prestataire unique, identifiée comme l'un des 8 dysfonctionnements récurrents dans nos missions AMO. Les gammes Distech ECL, génération LON illustrent cette concentration du savoir-faire.
Le saviez-vous ? Les formations au protocole LonTalk ne sont plus dispensées par les organismes historiques. Un réseau LON sans intégrateur compétent à proximité devient un risque opérationnel pour le propriétaire. La prise en charge d'un dépannage peut nécessiter des semaines de recherche de prestataire.
Risques de sécurité et de conformité sur un protocole sans support
Un protocole sans correctifs de sécurité expose le système GTB à des vulnérabilités non corrigées. La fin de support (EOS) signifie qu'aucun patch ne viendra combler une faille découverte après l'arrêt du support standard. La variable de risque augmente avec le temps. Pour un réseau connecté à la supervision IP, l'absence de mises à jour crée une brèche dans la sécurité du bâtiment. La question de la conformité réglementaire se pose aussi : un système sans support constructeur peut-il garantir le maintien des fonctions exigées ?
Un réseau LonWorks est-il encore compatible avec le décret BACS ?
Le décret BACS porte sur les fonctions de régulation et de suivi des consommations, pas sur le protocole de communication (source : Légifrance, décret n° 2020-887). Un réseau LON fonctionnel peut donc être conforme. Le risque est indirect : si le système tombe en panne et que les pièces ne sont plus disponibles, la conformité est compromise de facto. Le cycle de vie du protocole devient un paramètre relatif au cycle de conformité du bâtiment. Pour les échéances du décret BACS, consultez notre analyse dédiée.
Chronologie de la fin de vie LonWorks : d'Echelon à l'annonce Renesas
Chronologie de la fin de vie LonWorks
Echelon Corporation crée LonWorks et le Neuron Chip
Normalisation ANSI/EIA-709.1 (1999), puis ISO/CEI 14908 (2008). Des milliers de bâtiments tertiaires s'équipent d'automates LON. Votre parc LON date probablement de cette vague.
Arrêt de la puce Neuron originale
Relais par les puces FT 5000 et FT 6050. Les automates les plus anciens (pré-2010) perdent leur source de pièces neuves.
Adesto Technologies rachète Echelon (45 M$)
La propriété intellectuelle de LonWorks quitte le monde de l'automatisation du bâtiment. L'avenir du protocole dépend d'un acteur extérieur au secteur.
Renesas rachète Dialog Semiconductor (5,9 Md$), qui avait absorbé Adesto en 2020
LonWorks est désormais une ligne marginale chez un fabricant de semi-conducteurs. Le cycle de vie entre dans sa phase de déclin.
Renesas confirme l'arrêt des composants LON
Les puces FT 5000 et FT 6050 ne seront plus fabriquées. Une fois les stocks épuisés, aucune puce neuve ne sera disponible.
Sources : lonmark.org (LonWorks Technology Transition FAQ, juillet 2025), communiqués Adesto/Dialog/Renesas, Reuters
Echelon Corporation : naissance et apogée du Neuron Chip
Années 1990. Echelon crée LonWorks et conçoit le Neuron Chip avec Motorola puis Toshiba. Le protocole est normalisé ANSI/EIA-709.1 en 1999, puis ISO/CEI 14908 en 2008 (source : lonmark.org). L'installation se généralise : des milliers de bâtiments tertiaires en France et dans le monde entier adoptent le Local Operating Network. Les intégrateurs GTB standardisent leurs projets autour de LON. Le parc installé atteint son apogée au milieu des années 2000.
Rachat d'Echelon par Adesto, puis Dialog Semiconductor et Renesas
Adesto Technologies rachète Echelon en 2018 pour 45 M$. Dialog Semiconductor absorbe Adesto en 2020, puis Renesas rachète Dialog en 2021 pour 5,9 Md$ (source : communiqués de presse Adesto/Dialog/Renesas, Reuters). La propriété intellectuelle de LonWorks - protocole, puces, outils de développement - se concentre chez un fabricant de semi-conducteurs. Le cœur de métier de Renesas n'est pas l'automatisation du bâtiment. La vie d'un produit dépend désormais d'un acteur pour qui LonWorks représente une base de revenus marginale. Le cycle de vie entre dans sa phase de déclin. L'EOL (end of life) devient une question de calendrier.
Annonce Renesas 2025 : fin de vie officielle des composants LON
2025. Renesas confirme l'arrêt de la production des composants LON : les puces FT 5000 et FT 6050 ne seront plus fabriquées : dernières commandes fin septembre 2025, dernières livraisons mars 2026 (source : LonMark, « LonWorks Technology Transition FAQ », juillet 2025). C'est la fin de vie officielle - l'EOL (end of life) au sens industriel. Le mot « fin de vie » n'est plus une projection. Il désigne un statut officiel en end of life informatique appliqué aux composants physiques. Le fabricant cesse de produire. Une fois les stocks épuisés, aucune puce neuve ne sera disponible. L'EOL ou la fin de la chaîne d'approvisionnement LonWorks utilise désormais un vocabulaire définitif.
Conseil d'expert Avant de signer un devis de remplacement complet de votre réseau LON, faites vérifier quels automates sont réellement en fin de vie et lesquels disposent encore de pièces de rechange. Un audit indépendant évite le remplacement prématuré de composants fonctionnels.
BACnet, Modbus ou passerelle multi-protocole : quel scénario pour remplacer LonWorks ?
BACnet : le protocole de remplacement dominant dans la GTB
BACnet (Building Automation and Control Network) est le standard ASHRAE 135 / ISO 16484-5. Ce protocole ouvert couvre le CVC, l'éclairage et la sécurité incendie en natif. Son architecture client/serveur garantit une interopérabilité entre fabricants sans puce propriétaire. La quasi-totalité des constructeurs de GTB l'intègrent désormais. Pour un parc LON, BACnet représente le successeur naturel : open, documenté et largement supporté par les intégrateurs actifs. Sa mise en œuvre reste le scénario de référence.
Modbus : une alternative limitée pour certains équipements
Modbus (série ou TCP-IP) excelle dans la lecture de registres : compteurs d'énergie, sondes de température, sous-comptage. Le protocole reste simple et robuste. Ses limites le cantonnent à un rôle de complément : pas de découverte automatique d'objets, pas de gestion d'alarmes native, interopérabilité haut niveau inexistante. Dans un projet de migration LonWorks, Modbus couvre les équipements périphériques. Le trio BACnet, Modbus et LonWorks coexiste souvent pendant la transition, chaque variable étant lue par le protocole adapté.
Passerelles multi-protocoles LonWorks-BACnet : migrer sans tout remplacer
Une passerelle multi-protocole traduit les trames LON en trames BACnet. Le propriétaire migre zone par zone, sans arrêter l'exploitation. Des fabricants comme WAGO et Loytec (ou Intesis) proposent cette interface matérielle. L'intégration se fait entre le réseau LON existant et la supervision BACnet cible. La migration zone par zone limite le risque d'interruption CVC. Limite à connaître : la passerelle maintient une dépendance résiduelle au réseau LON. La prise en charge reste conditionnée à la disponibilité des automates en amont.
Remplacement complet vs migration par lots : tableau comparatif coût-risque-délai
Alternatives au protocole LonWorks en fin de vie
Cliquez sur une ligne pour afficher les détails de migration
| Protocole | Interopérabilité | IP natif | Pérennité | Coût migration |
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Sources : ASHRAE BACnet Committee 2024, KNX Association, rapport Navigant Research GTB 2023-2025, retours terrain intégrateurs GTB.
Le choix entre remplacement complet, migration par lots et approche mixte dépend de l'état réel de votre réseau LonWorks. Un audit préalable détermine quels automates fonctionnent encore et lesquels justifient un remplacement. Sans ce diagnostic, vous risquez de remplacer du matériel fonctionnel ou de sous-estimer les zones critiques. Le confort thermique des occupants conditionne aussi le phasage : une migration par lots préserve la régulation active pendant les travaux. La fin de vie d'un composant ne signifie pas que tout le réseau doit disparaître en une seule opération.
Votre parc LON mérite un diagnostic avant un devis. Nous auditons l'état réel de vos automates et testons la faisabilité d'une passerelle avant toute décision de remplacement.
Demander un audit GTB Obsolète
Les vérifications à exiger avant de signer un devis de remplacement LonWorks
8 vérifications avant de signer un devis de remplacement LON
Cochez chaque point validé pour votre parc
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1. Inventaire exhaustif des automates LON
Lister chaque contrôleur par zone et par fonction (CVC, éclairage, comptage).
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2. État réel de chaque automate
Un automate fonctionnel n'est pas obsolète par son âge seul. Tester avant de remplacer.
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3. Test des communications sur le bus LON
Identifier les nœuds muets, les pertes de trames et les temps de réponse anormaux.
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4. Volume de points régulés par zone
Quantifier les entrées/sorties pour dimensionner correctement la passerelle ou le remplacement.
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5. Disponibilité réelle des pièces de rechange
Vérifier le stock constructeur résiduel et le marché secondaire. Chiffrer les délais et surcoûts.
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6. Compatibilité passerelle multi-protocole
Tous les modules LON ne sont pas compatibles. Tester la génération de firmware et le type de nœud.
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7. Clause EOL dans le contrat de maintenance
Que prévoit le contrat si les pièces deviennent introuvables ? La garantie couvre-t-elle ce risque ?
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8. Conformité décret BACS maintenue
Le décret porte sur les fonctions, pas sur le protocole. Vérifier que les capacités fonctionnelles restent assurées.
Un point non coché = une zone d'ombre dans le devis
Inventaire des automates et état réel du réseau
Première vérification : dresser un inventaire exhaustif des automates LON par zone et par fonction (CVC, éclairage, comptage). Chaque contrôleur est identifié, localisé et rattaché à son périmètre de régulation. Deuxième vérification : évaluer l'état réel de chaque automate. Un automate fonctionnel n'est pas obsolète par son âge seul. Un logiciel en fin de support sur un matériel opérationnel ne justifie pas un remplacement immédiat si les réseaux restent stables et les fonctions assurées.
Test des communications et analyse du volume de points régulés
Troisième vérification : le test des communications sur le bus LON. Des nœuds qui ne répondent plus, des pertes de trames ou des temps de réponse anormaux signalent une dégradation du protocole de communication. Ce diagnostic révèle les zones à risque avant la panne. Quatrième vérification : quantifier les points régulés (entrées/sorties) par zone. Ce dimensionnement conditionne le choix entre passerelle et remplacement. Chaque variable non cartographiée devient un angle mort dans le devis.
Comment Foobot accompagne la transition de votre parc LonWorks ?
Audit GTB « Obsolète » : le deuxième avis sur l'obsolescence réelle
L'Audit GTB Obsolète évalue l'état réel du réseau LON. Cet outil de diagnostic passe en revue chaque automate, chaque zone et chaque bus pour déterminer ce qui fonctionne encore et ce qui justifie un remplacement. La gestion technique du bâtiment ne se résume pas à la fin de vie du protocole. Un réseau LON fiabilisé peut fonctionner encore plusieurs années. L'audit fournit un deuxième avis indépendant : il établit les tests de remplacement nécessaires avant de valider un devis.
Remplacer LonWorks : les 3 phases d'une migration GTB réussie
Cliquez sur chaque phase pour découvrir les étapes clés, les pièges à éviter et les résultats attendus.
Avec l'arrêt programmé du support LonWorks, la migration vers BACnet/IP devient inévitable pour maintenir la performance énergétique de vos bâtiments tertiaires. Voici le parcours en 3 phases.
Cartographier l'ensemble des contrôleurs, régulateurs et passerelles LonWorks installés : modèles, firmware, année de pose, état fonctionnel.
- Recenser chaque nœud LonTalk sur le réseau
- Vérifier la compatibilité des automates avec une passerelle LON/BACnet
- Identifier les équipements obsolètes sans pièces de rechange
- Documenter les séquences de régulation en place
- Estimer la durée de vie résiduelle par lot technique
Évaluer l'impact d'une défaillance LonWorks sur le confort, la conformité réglementaire (décret tertiaire) et les coûts d'exploitation.
- Classer les bâtiments par niveau de criticité
- Identifier les sites où le support intégrateur est déjà arrêté
- Établir un scoring urgence / faisabilité / budget
- Définir les lots de migration par ordre de priorité
- Prévoir les scénarios de repli en cas de panne pendant la transition
Rédiger le cahier des charges fonctionnel de la GTB cible en intégrant les exigences de classe GTB (NF EN ISO 52120-1, ex-EN 15232), d'interopérabilité BACnet et de pilotage énergétique.
- Spécifier la classe GTB visée (classe A ou B selon l'usage)
- Définir les points BACnet à remonter par lot CVC
- Prévoir l'intégration d'un pilotage énergétique par-dessus la supervision
- Intégrer les jalons du décret tertiaire dans le planning
- Fixer les critères de réception : temps de réponse, taux de points en défaut
Installer des passerelles protocolaires pour faire communiquer les équipements LonWorks encore fonctionnels avec le nouveau bus BACnet/IP, sans arrêter l'exploitation.
- Sélectionner les passerelles certifiées BTL (BACnet Testing Labs)
- Configurer le mapping des objets LonWorks vers les objets BACnet
- Tester chaque point en lecture et en écriture avant mise en production
- Maintenir le réseau LonWorks en parallèle pendant la transition
- Documenter la table de correspondance LON/BACnet pour la maintenance
Les automates LonWorks dont le firmware n'est plus maintenu ou qui ne supportent pas de passerelle doivent être remplacés par des contrôleurs BACnet natifs.
- Privilégier des contrôleurs BACnet/IP multi-constructeurs
- Reprendre les séquences de régulation existantes et les optimiser
- Planifier les coupures lot par lot pour limiter l'impact sur l'occupation
- Vérifier la chaîne complète : sonde → contrôleur → supervision
- Réaliser un PV de réception par zone migrée
Raccorder les nouveaux points BACnet à la supervision existante ou mettre en place un nouveau superviseur GTB compatible.
- Configurer la découverte automatique des objets BACnet
- Créer les synoptiques et les tableaux de bord par bâtiment
- Paramétrer les alarmes, les seuils et les historiques de données
- Former les équipes exploitation à la nouvelle interface
- Valider l'accès distant sécurisé pour le pilotage à distance
Une fois la GTB BACnet opérationnelle, déployer une couche de pilotage énergétique pour optimiser les consommations en continu.
- Connecter la couche de pilotage aux points BACnet remontés
- Ajuster les lois de régulation en fonction de l'occupation réelle
- Programmer les relances optimisées (chauffage, refroidissement)
- Définir la référence énergétique IPMVP pour mesurer les gains
- Paramétrer les alertes de dérive de consommation
Suivre les résultats réels par rapport à la ligne de base et produire les rapports de conformité pour le décret tertiaire.
- Comparer les consommations mensuelles à la référence IPMVP
- Générer les attestations pour la plateforme OPERAT
- Identifier les postes de surconsommation résiduelle
- Ajuster les paramètres de pilotage en continu
- Documenter les gains en kWh/m² et en tCO2e évitées
Étendre la démarche aux autres bâtiments du parc et affiner les stratégies de pilotage selon les retours d'expérience.
- Déployer sur les sites suivants par ordre de priorité
- Intégrer de nouveaux lots CVC (ventilation, éclairage, stores)
- Exploiter les historiques pour affiner les algorithmes de pilotage
- Benchmarker les sites entre eux pour identifier les meilleures pratiques
- Viser les jalons suivants du décret tertiaire (2030, 2040)
La migration LonWorks n'impose pas de remplacer tout le matériel. Une approche passerelle + pilotage permet de valoriser l'existant tout en modernisant la GTB, sans arrêter l'exploitation.
Sources : ASHRAE, norme NF EN ISO 52120-1 (ex-EN 15232), protocole IPMVP, retours de projets de migration GTB tertiaire 2024-2026
FAQ - LonWorks fin de vie
Où trouver la date de fin de vie (EOL) d'un équipement LonWorks ?
Consultez le site du fabricant de l'automate (Schneider, Honeywell, Sauter) pour la date EOL officielle. La date de fin de production des puces LON par Renesas est confirmée depuis 2025. Le support constructeur varie selon la gamme.
Votre équipement a-t-il dépassé sa date EOL ?
Un équipement qui a atteint la fin de production n'est plus approvisionnable en pièces neuves. Vérifiez si votre automate LON a atteint sa fin de support constructeur. Si oui, la fin de vie matérielle est engagée.
Qu'est-ce que la fin de vie (EOL) en informatique et comment l'identifier ?
La fin de vie EOL (EOL, end of life) désigne le moment où un fabricant cesse de produire et de maintenir un produit. En end of life informatique, le cycle de vie comprend la production, le support étendu puis l'arrêt total. Consultez les bulletins constructeurs.
Quels sont les risques liés à un matériel informatique obsolète ?
Trois risques majeurs : vulnérabilités de sécurité non corrigées après la fin de support, perte de support technique spécialisé et indisponibilité des pièces. Chaque problème non anticipé se traduit par une interruption de la régulation CVC.
Comment prolonger la durée de vie de mes serveurs et équipements informatiques ?
Maintenez le firmware à jour tant que le logiciel en fin de support reçoit des correctifs. Explorez la prise en charge par des passerelles multi-protocoles. Certains composants disposent de firmwares open source communautaires. Adapter ou modifier le code reste une option sur les automates programmables.
Un équipement en fin de vie (EOL) peut-il rester couvert par un contrat de maintenance ?
Après la fin du support constructeur, le support standard disparaît. Un contrat tiers reste possible tant que les pièces existent. La couverture relative au cycle de vie restant se négocie au cas par cas. Quand le fabricant cesse la production, le mainteneur assume seul le risque.
Qu'est-ce que LON / LonWorks ?
La technologie LonWorks (Local Operating Network) repose sur le protocole LonTalk, un bus de terrain normalisé ISO/CEI 14908. LON permettait la communication décentralisée entre automates CVC dans les bâtiments tertiaires. Ses composants sont désormais en fin de vie.